Qui suis-je?

Bienvenue,

Je m’appelle Patrick et vous propose de partager sur ce site mes excursions hors des sentiers battus.

Chaque rubrique reprend mes moyens de locomotion préférés, et si chacune a sa spécificité, toutes ont en commun mon goût pour la pleine nature, les escapades solitaires et les immanquables galères imprévues.

Avant – ou après – la lecture de ces fantaisies buissonnières, j’ai pensé que vous auriez peut-être envie de savoir qui je suis et la raison pour laquelle  j’ai créé ce site. Alors…

Commençons par le début :

J’ai commencé à marcher il y a cinquante deux ans, équipé par la NASA qui dictait alors la mode enfantine.

J’ai adoré l’exercice et aimé très tôt parcourir les bois où m’entraînaient mes parents, tout à la joie de mettre dans mon sac une boussole que je ne savais pas lire, un Opinel qui m’entaillait invariablement les doigts et un rouleau de ficelle destiné à franchir, en imagination, des rapides mortels ou des précipices sans fond.

Au vrai, je me suis surtout barbouillé de mûres arrachées aux terribles griffes des ronces.

Puis j’ai grandi encore, élargissant le cercle de mes explorations grâce aux dix vitesses de mon vélo, à fond de pédales le long des champs piquetés de coquelicots.

J’ai appris à dériver à la voile, à descendre des rivières, à grimper des falaises, à dormir sous les étoiles, tout cela pour finalement, tout juste majeur, m’en aller jouer de la moue ténébreuse dans des ports industriels.

Comme l’image ne le montre pas, j’ai adoré chacun de mes voyages. Les tropiques, si difficiles à quitter…

Le Grand Nord aux ciels immenses…

Les rencontres impromptues, comme celle-ci, au sortir d’une forêt mexicaine, après avoir suivi un chouette sentier qui ne figurait pas sur la carte…

Souvenirs!

J’ai tellement aimé ça, non pas ce genre de surprise, n’exagérons pas, mais le voyage en lui-même, que j’en ai un temps fait mon métier, employé par des Tours Operator.

Ce qui m’a permis de vivre aux Antilles.

On est prié de ne pas rire des lunettes et de la chevelure…

Puis dans le Sahara tunisien, à Tozeur, où j’ai habité un an et que j’aimais arpenter à l’heure de la sieste.

Après trois ans de pointillés variés sur la mappemonde, je me suis installé à Nîmes. Mon voisin de palier était torero.

Ensemble, on a un peu fait les zazous.

Puis j’ai repris la fac par correspondance tout en vendant du matériel d’escalade que j’allais essayer sur les falaises provençales ou sur les blocs de la Capelle, non loin de Nîmes, qui me rappelaient ceux de Fontainebleau.

Sur quoi, je suis devenu père en même temps que je réussissais le concours de professeur de lettres.

J’ai exercé en Lozère d’abord, entre Aubrac et Margeride où j’aimais marcher entre les genêts avec ma fille dans le dos, puis en Seine saint Denis.

Pour finir par revenir à mon point de départ dix ans après l’avoir quitté, en bordure de ma chère forêt de Fontainebleau.

Ma fille aînée a vu naître sa petite sœur, au seuil du XXIème siècle.

Et puis à quarante ans, pour des tas de raisons, j’ai pris un an de grandes vacances. J’ai retrouvé le plaisir du large et je me suis mis sérieusement à la plongée que je n’avais jusqu’à lors pratiquée qu’en dilettante.

On dirait un Teletubbies, non?

Je suis allé rendre visite à mes rêves d’enfant, sur les traces de la Calypso et des ruines du Monde sans soleil

Sur quoi, de retour, j’ai passé et réussi  le concours de chef d’établissement.

Mon métier encore aujourd’hui.

Lequel me laisse moins de temps libre que quand j’étais enseignant, mais tout de même largement de quoi faire l’andouille à droite et à gauche. Ce qui nous amène naturellement à la question suivante :

Pourquoi ce site?

Et bien parce que pendant douze ans, j’ai entraîné mes filles dans de belles échappées libres : monter sur les Alpes, l’été…

Les dévaler, l’hiver…

Faire du vélo à Central Park…

Camper sur les lacs perdus du Nouveau Monde…

Road-triper en Asie…

Aller voir les cachalots nager dans l’arctique…

Bref : on s’est bien amusés, tous les trois.

Et puis il est arrivé ce qui devait arriver : elles ont grandi et se sont mises à construire à leur tour leurs propres projets.

Ce qui tombe bien, je les ai élevées pour ça.

Mais je me retrouve aujourd’hui, du coup, avec de vastes perspectives d’aventures pour partie solitaires.

Solitaires car ma femme de son côté préfère le confort à l’inconfort, la ville à la jongle hostile et les orteils en éventail aux ampoules crevées qui suintent dans les chaussettes. On la comprend.

Elle me laisse donc avec sagesse aller tout seul faire le zouave dans la nature et me ramasse ensuite au point de rendez-vous, avant de m’entraîner dans des convalescences sur mesure qu’elle nous organise en souriant dans des environnements plus urbains.

Or, si j’adore voyager en solo pour l’indispensable sensation de liberté que j’éprouve dans ces moments-là, pour autant, je n’ai rien d’un ermite, et j’aime également beaucoup échanger les anecdotes, les impressions et les émotions particulières que l’on éprouve dès que l’on sort de la zone habituelle du connu.

Avant le site, l’idée du blog s’est donc naturellement imposée.

J’ai créé un premier essai, sur wordpress.com, à l’occasion de la Route de Saint LU. Au départ pour ma femme, mes filles, les amis…

Puis les retours que j’ai eus, et l’exercice lui-même, m’ont donné envie d’aller plus loin. Tout à la perspective d’autres projets douteux, je me suis donc récemment lancé : nom de domaine, hébergement, paramétrages variés sponsorisés par Aspégic 1000…

Grâce aux dizaines de pages trouvées ici ou là, et particulièrement à Jean, dont les conseils limpides – on en profite ici – et les encouragements bienveillants m’ont été fort utiles, je me suis lancé dans le journal de voyage deux points zéro.

Vous savez tout.