Refaire le GR 54La lecture de cet article vous prendra environ 2 minutes

Retour arrière, juillet 2017 :  je dors dans la montagne hors réseau depuis trois jours. Peinard.

Au refuge de Vallonpierre, où j’arrive vers midi, le gardien m’annonce un orage à venir en fin d’après midi. Et en effet, déjà le ciel vire à l’anthracite menaçant. Pas bon. Je songe donc que plutôt que de bivouaquer sous la grêle, je ferais bien mieux d’atteindre la Chapelle en Valgaudemar pour y dormir à l’hôtel. J’allonge le pas et je parviens au village pile à temps. Ouf, sauvé. Là, je constate que j’ai retrouvé l’usage du téléphone. J’appelle illico ma femme pour lui dire que je suis encore en un seul morceau. En échange de cette bonne nouvelle, elle m’annonce à son tour qu’en parlant de morceau, elle va s’en faire enlever un dans deux jours. Au bloc opératoire et en urgence. Elle ne pouvait pas me le dire avant, j’étais injoignable. Diable. Je rentre évidemment dare-dare à Fontainebleau.

Me restait un goût d’inachevé, depuis. Et puis la crise virale de fin d’hiver a fait le reste : même si, pour des raisons professionnelles, je n’ai pas été confiné, j’ai tout de même passé le printemps focalisé sur les Ecrins, histoire de penser à autre chose.

Sitôt le bureau fermé, j’ai donc sauté dans ma voiture et foncé aux Deux Alpes, retrouver d’une part mes amis de longue date qui tiennent le très recommandable restaurant le Grain de Sel

Covid compatible. Lesquels amis m’ont gentiment prêté un appartement avec vue sur le glacier de la Muzelle, au pied duquel je dormirai dans quinze jours, pour ma dernière étape.

Aujourd’hui, outre la rédaction de cet article, préparation du fourbi…

J’ai pas mal gagné en poids depuis 2017 : mon sac pèse 5 kilos et demi, auxquels il convient de rajouter un litre d’eau et un kilo et demi d’en cas (2 saucissons, cacahuètes grillées, fruits secs et cake au fruit). J’ai notamment remplacé ma tente, que l’on voit au début de cet article, par un modèle ultra léger (430 grammes!) des étonnants américains de Zpacks.

Je pars demain, directement à pieds de la station par des chemins que je connais bien pour les avoir autrefois parcouru en courant, gavé de globules rouges.

Compte-tenu de l’absence de réseau par endroit, je ne publierai pas en feuilleton. Je rédigerai l’article complet au retour. Mais vous pourrez toutefois suivre quelques posts sur la page Facebook des Fantaisies buissonnières.

Et vous aurez un aperçu du parcours en cliquant ici.

A bientôt!

 

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