Sous la mer

En plongée sous-marine, le numérique a révolutionné le confort de prise de vue. Il existe aujourd’hui toute une gamme de matériel, du simple compact et son petit caisson jusqu’à des machines beaucoup plus sophistiquées, et partant, beaucoup plus onéreuses.

Or je n’ai ni le budget – ni le talent, hélas – de Laurent Ballesta.

Par ailleurs, je n’aime pas m’encombrer. J’aime d’abord et avant tout plonger et profiter. L’appareil est là, au cas où. Très exactement comme quand je me promène en ville ou dans la nature.

Il m’est arrivé, aux Seychelles, de plonger avec un hongrois nanti d’un énorme caisson hérissé de bras tendus de poulies pour porter ses phares hightech : le gars a passé la journée à raser le sable comme un panzer, surlesté, en mitraillant tout et n’importe quoi. Certaines de ses photos, qu’il m’a montrées ensuite, étaient pas mal : le piqué, l’ambiance due au très grand angle, l’éclairage… Mais le cadrage était calamiteux et le sujet, souvent sans intérêt. Beaucoup de bruit pour rien. Quant à ce qu’il avait pu retenir de ses plongées, à sucer son bloc de quinze litres en 45 minutes à 30 mètres, je me demande encore…

Bref. Parlons de mon petit matériel.

J’ai d’abord eu le G9 dans son caisson dédié.

Jusqu’à 30 mètres, voire 40, il était suffisant. Le diffuseur de flash permettait d’isoler le sujet, telle cette étoile de mer dite “biscuit”, rencontrée en Croatie – preuve par ailleurs de l’influence de la biscuiterie LU sur les écosystèmes marins – mais ceci est une autre histoire : ne nous égarons pas.

En revanche, sur certaines épaves profondes, comme le Togo dans la baie de Cavalaire dont la proue repose sur le sable à 60, l’autofocus était systématiquement défaillant. Pas top.

Puis le G9 a rendu l’âme en tombant au sol. J’ai acquis ensuite le G16 et j’ai fait une erreur : par souci d’économie, j’ai racheté un caisson basique.

Pas satisfaisant du tout : outre que je rencontrais les mêmes problèmes d’autofocus dès 40 mètres, le flash était désormais inopérant et le caisson ne me laissait pas accéder au mode manuel. Sous les tropiques, au Soudan par exemple : pas de souci. Plongées globalement peu profondes, grande clarté et lumière. Cette photo n’est pas très réussie mais donne une idée du propos :

Souhaitant avoir accès à toutes les fonctions de mon appareil, et ne plus être ennuyé sur les plongées profondes, j’ai donc opté pour un caisson Ikelite.

Lequel n’a plus de souci, même poussé à 65 mètres, et me donne enfin accès au couple vitesse/diaphragme.

Et tant qu’à investir (le caisson vaut presque le prix de l’appareil), j’ai fini par m’acheter un phare dédié à la photo (lequel vaut presque le prix du caisson).

Après discussion avec des copains plongeurs, mon choix s’est porté sur le modèle Sea Dragon 2500 de chez Sealife. 2500 pour le nombre de lumens qu’il produit, soit l’équivalent d’une ampoule de lumière blanche de 250 watts.

Au poil. Cette jolie flabelline mauve prise à 30 mètres en Méditerranée a achevé de me convaincre.

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