L’Odet, version marrante.

En amont de Quimper, sur le secteur de la commune d’Ergué-Gabéric, l’Odet traverse le Stangala.

Le panneau d’information nous apprend que le Stangala est “une portion tumultueuse du cours de l’Odet” et que là, “le fleuve force le passage vers le sud, la vallée devient encaissée, la pente forme des rapides”.

Hé hé hé… 

Hé hé hé…

Du parking, on accède à la rivière en suivant un joli chemin qui descend entre les arbres et les rochers moussus. Remercions au passage Rémi qui m’a conduit jusqu’au parking.

En bas, on retrouve l’Odet, en amont des susnommés rapides. Parfait pour la mise à l’eau.

Derniers réglages…

Et en route vers le bouillon!

Au début, le débit est certes rapide mais rien de bien impressionnant. Je peux encore faire quelques photos, accroché aux branches pour ne pas filer dans le courant.

Mais plus loin, la pente s’amplifie et les choses sérieuses peuvent commencer…

Le kayak file impeccablement. Sa structure gonflable ondule sur le courant et si j’embarque pas mal d’eau, elle s’évacue instantanément – merci le constructeur malin.

Puis ça glougloute encore un peu plus : grosse rigolade!

Petit stop pour souffler un peu…

Je photographie l’Odet depuis la passerelle, jolie vue qui m’annonce un autre tronçon de rapides à perte de vue. Allez, à l’eau!

Impossible de faire une photo pendant vingt minutes de gros jus! Je trouve beaucoup plus opportun de rester concentré et de contourner les rochers qui affleurent en pagayant comme un furieux.

Puis la rivière s’apaise un peu et je profite d’une petite zone herbeuse pour faire une pause bienvenue avant un déversoir. Je regrette de ne pas avoir pris une gourde de flotte. J’ai soif, paradoxalement, malgré les paquets d’eau pris dans la figure.

Je jette un coup d’oeil à l’horloge : j’ai mis une heure pour descendre la vallée. Parfait. J’envoie donc un texto de récupération. 16 heures à la sortie de Quimper. Et zou! Retour à l’eau.

Je passe une succession de petits méandres où le courant est encore vif, emplis d’arbres à éviter – ce qui n’est pas toujours possible. Je suis donc content d’avoir gardé mon casque, ça m’évite de me faire peigner à vif!

Puis j’approche de l’agglomération. Je distingue quelques habitations, des ponts routiers sous lesquels je passe en filant…

Sur quoi, je rencontre deux petits ennuis que je n’avais pas prévus et qui me rappellent mes mésaventures sur le Loing. D’abord une passerelle très basse et encombrée de cochonneries. La passe de gauche est libre, je m’y engouffre en position allongée.

Pas compliqué finalement. Mais quelques centaines de mètres plus loin : la galère.

La rivière est barrée par des arbres couchés dont les branches entremêlées forment un labyrinthe complexe. Je me hisse aux tiges de bois griffues, luttant contre le courant qui couche le kayak sur les troncs. J’embarque des feuilles, des brindilles – mais pas d’insecte, hiver oblige – puis je finis par passer en disant plein de gros mots.

La rivière retrouve ensuite un visage normal, quoique tristement urbain et ce d’autant que le soleil s’est caché. Je longe la gare. Des promeneurs amusés me font coucou, je leur réponds de la main.

Et je continue de descendre vers Quimper.

Je passe sous la succession des nombreuses passerelles qui ponctuent le centre-ville.

J’aperçois la cathédrale…

Puis le courant, de nouveau, s’intensifie. Je range le téléphone-appareil photo et me concentre pour ne pas finir bêtement écrasé contre une pile de pont.

A la sortie du centre, je serre à gauche pour éviter la confluence avec le Steir et je longe les parkings en direction de la cale du Stivel, mon terminus et point de ramassage, à l’endroit d’où jadis partaient les navires pour Benodet dont j’ai mis la vieille photo ici.

Ahhhh. Belle journée.

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