Marine Park

A venir en août, dans la rubrique “en scaphandre” : Marine Park : une exploration intégrale de la Mer Rouge égyptienne, du sud au nord.

Je pars avec François, un collègue – dont j’ai accessoirement découvert qu’il était plongeur en observant un banc de requins-marteau en fond d’écran sur son ordinateur – et qui m’a fort bien vendu cette prestation de l’agence H2O.

Il s’agit d’une croisière subaquatique qui parcourt St Johns, au sud, où j’ai déjà plongé en 2010 et dont j’ai conservé un souvenir émerveillé :

Puis qui nous fait remonter ensuite vers le Nord à travers tous les autres grands sites renommés de la Mer Rouge égyptienne : les Brothers, Elphinstone, Daedalus, Rocky, Zabargard, sans oublier les épaves de Ras Mohamed au nord. Un festival.

Petit avant-goût?

Commençons par le bateau – lequel est important. Ce sera L’Odyssey, de Seafari. Belle bête.

Seul regret, sa proue n’affiche pas ma loge favorite quand on navigue :

J’adore m’asseoir ici, à l’avant, les jambes pendantes, à guetter les dauphins… Nostalgie des souvenirs enfantins du Monde du Silence, forcément.

En règle générale, à bord d’un bateau de plongée, on trouve une trentaine de plongeur pour autant de membres d’équipage. A cette saison, très chaude et moins courue que l’automne, je ne sais pas combien nous serons, mais quoiqu’il en soit, la chose a l’air très confortable. Tenez, voici l’espace équipement, pont arrière – on dirait un night-club!

Très différent de ce bateau italien que j’avais photographié depuis ma cabine au mouillage, à Port-Soudan, et qui, lui, fleurait bon l’aventure… hasardeuse!

Sur l’Odyssey, un aperçu de l’espace sieste entre les 3 plongées quotidiennes.

Ascétique. Mais comme le dit François, mon collègue-binôme, à nos âges avancés, un peu de luxe ne nuit pas. Exit donc les bivouacs pourris, pour une fois, ça nous reposera…

J’ai déjà une petite idée de ce que nous allons voir sous l’eau durant ces quinze jours – imaginez vous en apesanteur dans le plus fabuleux des aquariums que vous ayez visité – mais j’espère surtout croiser celui que je n’ai pas encore eu la chance de voir sous l’eau – il s’était momentanément fait très rare aux périodes où j’étais allé à sa rencontre : le très élégant carcharhinus longimanus :

La photo est de Fabrice Dudenhofer. Ses clichés sous-marins sont extraordinaires et vous pouvez visiter son site ici.

Wikipédia nous présente le longimanus comme agressif : c’est idiot. A chaque – très rare – fois que ce requin a attaqué, homo sapiens y était toujours pour quelque chose. Un ami moniteur, grand arpenteur de la Mer Rouge, m’a raconté par exemple que l’une des fois où il a trouvé sous l’eau le comportement des longimanus étrange – et qu’il a fait remonter dare-dare la palanquée – il s’est avéré que quelques jours auparavant, un cargo chargé de moutons destinés à l’Aid avait jeté sa cargaison d’animaux devenus malades par dessus bord. Les requins les avaient bouffés, fatalement, et ce festin inattendu les avaient rendus mabouls.

Toujours pareil : on déverse tout et n’importe quoi dans l’océan et on s’étonne ensuite que les requins, ces merveilleux éboueurs naturels, croquent au passage quelque badaud. De là, haro sur les bestioles avec l’affiche de Jaws en persistance rétinienne. Navrant. Venez donc faire un tour par ici pour y voir plus clair.

Et pour le reste, à très vite!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *