Du bon usage des cimetières2 mn de lecture

Etape courte aujourd’hui – 7 kilomètres – pour compenser celle d’hier et, accessoirement, faire une lessive en arrivant tôt à l’hôtel.

La Voie lactée très claire de la nuit a laissé la place à une belle aube frisquette.

Là-dessus : petit déjeuner, pliage du sac et c’est reparti.

Je longe en descente une piste de ski de fond et retrouve le chemin. Seul au monde pour ne pas changer.

Puis je m’aperçois en regardant des panneaux que je me fourvoie depuis le début…

En comparant avec le plan et iPhiGéNie, je comprends en effet qu’ils indiquent les itinéraires estivaux. A ne pas suivre donc. Les seuls repères qui vaillent sont les perches jaunes estampillées GTJ et ces fanions dans les sous-bois :

Je saurai m’en souvenir.

Après une belle montée douce et régulière, je croise une aire de pique-nique. Je ralentis, mets mon clignotant et sors de la trace.

Fruits secs, détente, chants des oiseaux…

Au sortir de la forêt, je retrouve les grands champs de fromage blanc.

Au loin, des skieurs de fond les touillent à la spatule.

Et déjà j’aperçois Chaux Neuve.

Je laisse la petite station de ski que je découvre en contrebas et j’entre dans le bourg par la route.

Ville morte. On dirait Châtillon Coligny, en plus alpestre…

Troquets fermés. Seul point de vie : cette station-service-épicerie-souvenirs-poste-dépôt de pain.

J’y achète des cigarettes, un cake au fruit et je vais trouver mon hôtel… fermé ! Jusqu’à  14 heures! Je m’étais rêvé une bière et un peu de saucisson. Damned.

Je rebrousse chemin et me dirige vers l’eglise qui surplombe la commune.

Une Vierge fait face au tremplin de saut à ski qu’on distingue sur la colline d’en face.

On notera que pour mieux protéger les sauteurs, elle en imite la posture…

J’erre au soleil dans le cimetière puis je m’abrite du vent léger entre les tombes, patientant plein sud en grignotant du cake et en rédigeant l’article du jour. Les pieds devant, forcément, par respect pour les voisins.

Puis enfin il est l’heure de rejoindre l’hôtel – mais cette pause n’etait pas déplaisante, au fond, luxe du temps vide, suspendu, calme.

Dès la chambre, hop : douche, rasage au savon de Marseille, lessive, etc.

NB : j’ai ma cuvette pliable, la bonde du lavabo ne ferme pas. Comme d’hab. Vraiment précieux cet ustensile.

Linge étendu sur les radiateurs, je retourne jusqu’à la station de ski. Voir le tremplin de près et tenter une bière.

Le tremplin est là.

Mais pour la bière, tintin. La buvette est prise d’assaut et les deux tables de pique-nique de la micro-terrasse sont hurlantes et bondées. Fuir! De préférence par les prés et rentrer à l’hôtel.

Où le bar n’ouvre qu’à 17 heures. Attendre donc, tempo du jour.

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