Ma copine IphiGéNie

Présentation

Anselm Feurbach, 1862.

Iphigénie, dans la mythologie grecque, est la fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Fille sacrifiée sur l’autel de la Guerre de Troie – ou qu’Artémis remplace par une biche, selon les versions, métamorphose courante à cette époque – relisez Ovide – elle est également l’une des plus belles héroïnes d’une tragédie de Jean Racine. On la retrouve plus tard chez Goethe et dans un opéra de Gluck, ces deux oeuvres pareillement intitulées Iphigénie en Tauride.

Voilà pour le mythe. Voyons à présent ce qu’en a fait…

L’institut National Géographique,

plus communément appelé IGN, lequel a récupéré cette héroïne et a “subtilement” entrelacé ses initiales – bien connues des randonneurs pour ses cartes au 1/25000ème – avec le prénom de la belle. D’où : iphiGéNie.

C’est une bonne trouvaille : solitude errante aidant, il m’arrive en effet de nourrir des sentiments animistes à l’égard de certains objets, et je ne peux donc pas m’empêcher de doter cette application cartographique de traits humains et féminins : quelque chose qui ressemble au fond, assez, à une amie imaginaire.

On aura compris pourquoi nous nous parlons régulièrement, IphiGéNie et moi, lors de nos fantaisies buissonnières. Et, non, il n’est pas utile de poser tout de suite un diagnostic psychiatrique…

L’application

Extrait du site de l’IGN :

Application de référence pour les cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), iPhiGéNie affiche et positionne précisément sur les cartes, les orthophotos, les plans de rues et les cadastres du Géoportail. Toute carte affichée est automatiquement conservée dans l’appareil pour être disponible sur le terrain, même hors réseau (OFF-LINE).

Une limite cependant : lorsque l’on télécharge des fonds de carte très détaillés et qu’on perd le réseau, on dispose certes de ce qu’on a téléchargé mais pas du reste, à parfois quelques centaines de mètres. On se retrouve alors avec des zones grises, jaunes ou brunes comme cela m’est arrivé dans le Haut Jura.

Autre inconvénient : mon abonnement ne couvre  que le territoire français, raison pour laquelle, lors de ma recherche d’une cabane forestière en partie suisse de la forêt de Risoux, IphiGéNie n’affichait que du blanc au-delà de la frontière. Il semble toutefois, d’après le site IGN, que des cartes étrangères soient disponibles. A creuser à l’occasion…

Cette application, si l’on veut en exploiter toutes les capacités, est très complexe. L’interface sous la carte en est la preuve :

La consultation en ligne du manuel est donc fort utile. Particulièrement s’il l’on veut noter ses traces ou calculer ses itinéraires.

Mais on peut aussi, comme moi qui suis un peu fainéant avec les nouvelles technologies, n’en avoir qu’une utilisation sommaire et purement consultative.

Principaux avantages

Son ergonomie, sa lisibilité – malgré les limites évoquées plus avant – et le fait, sur le territoire français tout du moins, de ne plus s’encombrer de cartes papier. Autre avantage, en canoë par exemple, l’agrandissement va jusqu’à l’affichage d’une vue sattelite : bien pratique pour identifier les zones de débarquement.

Coût

L’application est gratuite, en elle-même, mais l’accès aux cartes fait l’objet d’un abonnement annuel : 14,99 euros qui permettent d’accéder au portail IGN et à tous ses fonds de carte.

Pour le service rendu, franchement : peanuts!