Un nouvel épisode2 mn de lecture

A l’aube, à l’heure où blanchit la pampa, je suis parti…

Prendre les transports scolaires.

Je sais. Rien que de la triche. Mais les ornières grasses du GR32 ont eu raison de mes pieds et mes tendons m’inquiètent : ce serait ballot qu’ils lâchent en pleine forêt. Donc : Orléans par la gare routière.

Involontairement hilarant, ce tag sur un pilier :

Nouveau bus, ensuite, pour Meung sur Loire.

Raymonde, le chauffeur, est bavarde et sympathique. Je lui vante les voies du petit beurre et l’élève au grade de chevalier dans l’Ordre de Saint Lu – c’est pour ça qu’elle est un peu solennelle, là.

A Meung sur Loire, en centre-ville. Les tuiles plates du Gâtinais ont laissé la place à l’ardoise.

Château de Meung. Jeanne et Gilles y boutent l’anglois en 1429 et en 1461, François Villon y fait un sejour forcé pour vol à l’étalage – ses éducateurs s’arrachent les cheveux par poignées.

Les cloches de l’église toute proche sonnent à mon passage, célébrant le pèlerin. A moins qu’elles ne soient bêtement automatiques, va savoir.

Je longe ensuite une jolie rivière, la Mauve…

Puis j’assiste à une scène étrange : un nuage de mouettes suit un tracteur, comme elles le feraient en mer d’un chalutier.

On sent que l’océan n’est pas loin. Ou alors, ici, on enrichit les sols à la sardine.

Et puis, enfin : la Loire!

Je la baptise en y jetant un bout de p’tit Lu. Le reste, hop! Pour le pèlerin.

Chant des oiseaux et soleil le long des champs.

Petite pause, plus loin.

Louera t’on jamais assez les bancs? C’est merveilleux un banc. Plein sud, face au fleuve : remercions aussi l’équipe de la déco sans qui ce projet, etc.

Puis Beaugency, déjà.

Et Jeanne, évidemment.

Une pression en terrasse pour fêter ça. Une 1429 : la Jeanne, encore.

Puis hôtel et cryothérapie grâce aux glaçons fournis par mon hôtesse. Magique.

Et voila, les amis.

Demain : Chambord par la Sologne et probablement un peu d’auto-stop jusqu’à Chailles pour soulager ces pauvres tendons qui ne tiendront pas les 50 kilomètres prévus, dans l’enthousiasme un rien naïf du départ.

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