Les plongées à Raja Ampat14 mn de lecture

Cet article est une extension de la présentation générale du voyage indonésien que tu trouveras à ce lienoù j’ai rassemblé tous les renseignements pratiques d’accès, de navigation et d’organisation.

Ici, on va exclusivement parler « plongées ». Et il y a de quoi faire, tu vas voir.

Sommaire

Intro

Beauté des jardins de corail, vitalité incroyable des milliers de poissons défilant en bancs, variétés, formes et couleurs des centaines de créatures extraordinaires, parfois minuscules, ambiances rocheuses… Tout ici relève de la beauté pure. Même les lumières crépusculaires et brouillasseuses du nord ont des charmes Lovecraftiens. 

Une précision : l’archipel de Raja Ampat vaut surtout pour ses ambiances coralliennes et ses créatures millimétriques.

On ne vient donc pas ici pour le « gros ».

A Raja Ampat, on rencontre quelques gris Dagsit, des requins de récifs, quelques raies mobulas, de rares mantas curieuses comme cette belle visiteuse ci-dessous, mais c’est « tout » – et les guillemets évidemment sont ironiques. 

Ici, les amateurs de « gros » passent leur chemin. C’est plutôt le royaume des tout-petits et du camouflage.

Dans la présentation générale, je t’ai expliqué la forme géologique des îles et îlets.

Et bien je te propose qu’on parte de cela pour nos explorations.

copyright jean-claude ringenbach 2024

Sur cette vue prise par Jean-Claude et son drone, on voit en effet parfaitement les structures coralliennes turquoise au pied des îlots karstiques émergés.

A fleur de surface, le corail forme des platiers qui se cassent en pentes peu profondes, lesquelles descendent jusqu’au fond sableux qu’on rencontre à quarante mètres, guère plus.

Le platier corallien

Bénéficiant de l’éclairage du soleil – ou des phases de la lune, importantes pour la reproduction des coraux – le platier abrite toute sorte d’espèce de coraux durs et mous et de petits habitants qui participent de ce biotope exceptionnel, comme ici, ces milliers de castagnoles locales, hôtesses de choix d’une très belle plongée au large de l’île de Kri où les buissons d’acropora s’étalaient à perte de vue.

copyright jean-claude ringenbach 2024

C’est généralement en fin de plongée qu’on passe le plus de temps sur le platier – on y désature tranquillement et c’est un environnement fascinant quand on l’observe de près, où l’on peut faire de belles photos sans éclairage artificiel, à la lumière du jour.

La biodiversité y est d’une richesse incroyable. On rencontre les habituels mangeurs de corail tel ce poisson-ballon griffonné, Arothron mappa.

Ou bien ce baliste clown, balistoides conspicillum, déjà croisé dans l’Océan Indien.

Sans compter les classiques perroquets.

copyright jean-claude ringenbach 2024

Et les non moins classiques Napoleon, énormes.

Chez les solitaires, on croise de temps en temps le poisson lime, assez farouche.

De même que ce curieux cromileptes altivelis, autrement nommé « mérou de Grace Kelly », très craintif lui aussi : je n’ai pas réussi à le photographier comme je l’aurais voulu, que ce soit en plein eau ou sous un creux de roche.

Quant au rapport avec Grace Kelly, il faudra qu’on m’explique. Je suppose un vague lien avec le le musée océanographique de Monaco… Ou alors les motifs à pois, façon Christian Dior?

Autres solitaires, bien entendu, les murènes vertes, curieuses comme des concierges.

On voit aussi des tortues, posées sur les buissons de corail dur, ou occupées, plus bas sur le tombant, à brouter des alcyonaires.

Au registre des curiosités, on peut également observer des tas de Canthigaster de différentes variétés, très mobiles, difficiles à photographier.

Et des coffres en-veux-tu-en-voilà.

copyright jean-claude ringenbach 2024

Sur la  photo de Jean-Claude, ci-dessus, il semblerait qu’on ait affaire à Ostracion meleagris – le « poisson-coffre pintade », ce qui lui rend un hommage moins élégant que son nom latin, convenons-en. 

Pour s’y retrouver dans tout ce petit monde chamarré, il faut sans cesse plonger dans une collection de bouquins accumulée au fil du temps et des destinations.

Il me manque un ouvrage sur les nudibranches et les coraux spécifiques de la zone indo-pacifique. Papa Noël, si tu lis cet article…

Cela étant, et malgré les guides illustrés : tout est super compliqué en matière de reconnaissance. Entre les coraux mous de type alcyonnaires…

… et les coraux durs, joliment colorés, comme cette variété d’acropora, ici posée sur une autre espèce dite « poreuse »…

… on s’y perd. Il peut ainsi arriver que sans y prendre garde, on prenne pour du corail une anémone incrustante…

… et deux ascidies pour des éponges, comme celles-ci, jaunes et violettes, omniprésentes dans l’archipel, que je n’avais jamais vues auparavant : des ascidies tache d’encre

Je les trouvais marrantes au début les polycarpa aurata – leur nom latin. Jusqu’à ce que j’en aperçoive une sous un angle plus inquiétant. Brrr.

Des éponges, il y en a des variétés infinies  : ces cornemuses, par exemple.

Ou bien cette balle de golf.

N’étant pas biologiste marin, il m’arrive évidemment de me sentir un peu seul devant mes photos. Même avec les bouquins.  On ne remplace pas de longues études spécialisées et tout une vie de chercheur par quelques manuels et trois tours sur Internet, évidemment.

Mais comme je suis curieux, j’ai souvent besoin de mettre un nom sur ce que je vois. 

Mon guide des coraux de Mer Rouge me permet par exemple de reconnaître ces sarcophytons…

… ou bien ce machin en forme de tige qui dépasse du tombant : un corail fouet de l’espèce des antipathidés, dont mon bouquin m’avertit cependant de ne pas le confondre avec l’espèce Cirripathes Anquina, méfiance donc.

Sa structure spiralaire apparaît lorsqu’on se place pile en face. Drôle, non? 

Il existe tant de variétés! Quand on se lasse de leur étiquetage, on peut simplement s’amuser de leurs formes. Comme ces circonvolutions du corail soucoupe…

J’ai déjà mentionné les confusions : elles sont permanentes. Ainsi de cette belle tourte corallimorphaire qu’on pourrait prendre pour un corail et qui est en fait une anémone « oreille d’éléphant ».

Quand je ne trouve pas de réponse dans mes livres, j’utilise Doris, site de référence fédérale de la biologie marine française, où je peux poser une question en postant la photo d’un végétal ou d’un animal que je je ne parviens pas à identifier. J’obtiens toujours, parfois très vite, une réponse détaillée avec renvoi vers la fiche ad hoc.

Cela dit, je ne cherche pas toujours à étiqueter ce que je vois : c’est à la fois impossible et épuisant, et je suis tout de même en vacances, ne l’oublions pas. Alors, parfois, je fais une pause scientifique et je bascule dans la fantaisie. 

Par exemple, ce sceau mystérieux? J’y verrais bien un cachet de cire de la poste Atlante, faisant foi ou pas.

Et cette sublime coiffe albinos : la réincarnation d’un guerrier sioux?

Et ces deux totems? Marrants! Leurs grosses lèvres me font songer aux personnages d’Hervé Di Rosa.

Et que penser de ce beau platygyra en forme de coeur?  Il est tout de même autrement plus élégant que les bêtes coussins moches que les marchands nous imposent dans les vitrines de la Saint Valentin, non?

Intermède circasien

 Comme dans un spectacle de cirque, entre les acrobates et les jongleurs, incontournables, braillards, sautillants et colorés, mesdames et messieurs : les clowns!

Véloces, agressifs, entrant et sortant de leurs actinies à toute allure, ces modèles inaptes à la pose sont pourtant diablement photogéniques.

Voici donc un florilège des différentes espèces que j’ai pu croiser lors des différentes plongées. 

Bancs

Selon les lieux, les heures et les courants, on croise un peu de tout en matière de troupeaux de poissons, ce qui ne se dit pas, d’ailleurs « troupeaux de poissons ». On doit dire des  « bancs », de la même manière qu’on ne peut pas parler de bancs de moutons. Oui, mais… Et si les moutons flottent, comme ceux de Panurge?

Bon. On reprend. Allez. Restons concentrés. Alors… Les bancs.

Et bien il y a en a énormément. Avec des poissons dedans. En quantité prodigieuse.

On trouve des bancs de fusiliers, beaucoup, comme ces merveilleux specimens à queue jaune – caesio cuning – que je n’avais jamais vus auparavant.

Ou bien ces autres sortes de fusiliers, et le naturaliste amateur hésite  : ptérocaesio digramma?

Oui : l’agrandissement confirme l’identification! Ouf. Sauvés : pour une fois, on n’aura pas dit d’ânerie, ça nous repose.

Autres bancs spectaculaires : les glass-fish. Il en existe plusieurs variétés, je reste donc ici sur leur identification générique et vernaculaire.

On les croise par nuages entiers dans des creux rocheux, formant d’immenses essaims de « poissons de verre », argentés, vibrionnant…

… ou bien en boules respirantes et mouvantes, en pleine eau, très semblable à ces mouvements fascinants d’étourneaux qu’on voit dans le ciel européen, au printemps ou à l’automne.

© GTK

Lors d’une plongée dans la zone de Misool, au pied d’un îlet surnommé « 2 trees rock » – et sa photo explique le nom du site…

On est tombés sur un banc-boule de centaines de milliers d’individus! 

La plongée avait débuté banalement, sur un massif corallien sans charme particulier, dans une eau laiteuse et chargée. Puis, en contournant la roche et en changeant de cap, on a d’abord croisé un banc de platax inhabituel en nombre…

Avant de se retrouver happé dans une immense marée mouvante de glass-fish!

Nous étions peu profond, entre quinze et vingt mètres, avec encore la moitié du bloc plein d’air : j’ai donc accroché mon appareil éteint à mon gilet et je me suis totalement abandonné à ce nuage de poissons, livré à sa danse, à sa respiration élastique, en proie à une perte volontaire et joyeuse de tous mes repères. Encore aujourd’hui, en écrivant cet article, je ressens de nouveau l’onde de bonheur pur, enfantin, que m’a procuré ce moment hors du temps.

Quel trip!

J’ai volontairement passé la photo en noir et blanc, pour son côté presque pluvial : en bleu, elle ne rend rien.

Revenu à bord du zodiac, encore sous le charme enthousiaste de cette expérience fantastique, je n’ai pas pu m’empêcher de citer ce célèbre passage du Second manifeste du Surréalisme, 1929 :

« Tout porte à croire qu’il existe un point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et l’avenir, le haut et le bas, le communicable et l’incommunicable cesseront d’être perçus contradictoirement. »

NB : on devrait toujours citer André Breton à califourchon sur un boudin de caoutchouc, les tifs en paquets d’algues collés sur le front, gavé de Tramadol et totalement surexcité, avec encore un filet de morve au bout du pif mal rincé. 

Mais bref, on parlait des bancs.

Ceux des perroquets à bosse, par exemple.. 

copyright jean-claude-ringenbach 2024

Qui pour le coup me font toujours penser à des troupeaux de bisons quand ils défilent dans la même direction, farouches, fuyant l’écorcheur et sa winchester en caisson – le massacre systématique des bisons en Amérique du Nord, à la fin du XIXème siècle, est tragiquement exemplaire du traitement génocidaire réservé, sans mauvais jeu de mot, aux indiens des plaines. Si tu peux le visionner, ce documentaire de Ken Burns diffusé par Arte est à ce sujet tragiquement édifiant.

On trouve aussi des bancs de poissons-cochers…

De carangues, de barraccudas et de lutjans…

Sans oublier les sergents-majors et leurs costumes de bagnards.

Et puis aussi, emblématiques et photogéniques : les diagrammes orientaux, en petits groupes…

… ou bien comme ici, sur cette roche à 40 mètres, rassemblés dans un immense groupe spectaculaire photographié par Dalila.

copyright dalila bensammar 2024

En tombant

Les pentes naturelles de la roche sont également d’une richesse et d’une beauté stupéfiantes.

On ne cesse de voler de merveilles en merveilles.

Dans des ambiances rocheuses parfois extraordinaires…

copyright dalila bensammar 2024

D’immense gorgones éventails s’étalent en travers des pentes.

Certaines sont de toute beauté, comme cette variété que j’ai baptisée « mimosa » – tu comprendras aisément pourquoi.

D’autres contrastent joliment avec leurs voisins. Ainsi ces belles rouges vermillons font-elles ressortir les rayures de ce timide coradion chrysozonus.

D’autres specimens aux tiges écarlates tranchent avec le reste neigeux de leurs terminaisons.

Certaines ont l’aspect d’arbres fruitiers en fleur.

Le corail noir, lui, se reconnaît à ses aiguilles blanches.

En Mer Rouge, dans les branches du corail noir, on trouve toujours le faucon à long bec, cf le paragraphe qui lui est dédié dans cet article.

J’ai donc cherché à voir si l’un de ces cousins indonésiens ne se cacherait pas, lui aussi, dans ces buissons particuliers.

Bingo. Mais je ne suis pas parvenu à identifier ce specimen.

C’est toujours en repérant l’habitat de l’espèce que l’on cherche à apercevoir qu’on a une chance d’y dénicher la créature qui s’y cache. Ainsi de cette gorgone très particulière qui abrite les quelques millimètres surprenants qu’on va découvrir dans quelques instants.

Au pays des merveilles

La biodiversité de l’archipel semble infinie. Certaines espèces sont photogéniques en diable, tel ce poisson scorpion feuille,Taenianotus triacanthus, dont la belle couleur jaune contrastait parfaitement avec l’eponge violette sur laquelle il s’était posé.

J’ai même pu l’approcher suffisamment pour plonger dans le mystère de son oeil-miroir.

Mais tous les clichés ne se prennent pas aussi facilement.

Le pays des merveilles, à vrai dire, c’est bien souvent celui des galères photographiques!

Certains animaux sont en effet si minuscules qu’ils ne peuvent se photographier qu’en ajoutant une lentille grossissante sur le caisson de l’appareil. Le problème, c’est que la profondeur de champ de cette loupe macro est si réduite que le moindre mouvement entraîne immédiatement un ratage de la mise au point. Et si je suis un adepte inconditionnel du flou en photographie, pour son aspect pictural et poétique, en macro sous-marine, la netteté est au contraire indispensable.

Or, concernant le fameux hippocampe pygmée hébergé par la gorgone verruqueuse rose montrée plus haut, le cliché net est très difficile à produire et s’apparente à de la haute voltige.

Certaines fois, par exemple, le focus se fait sur la gorgone elle-même et l’animal disparaît en arrière plan flou.

Sur d’autres séries, la toute petite bête est nette mais elle est trop lointaine, inaccessible presque, noyée dans son environnement.

Et puis, quand on parvient enfin à l’approcher, voilà qu’elle tourne le dos!

D’autre fois, elle est tellement confondue avec la gorgone qu’elle en devient invisible, ou presque.

Le camouflage mimétique de ces animaux est à ce point fascinant que je ne résiste pas à te partager deux autres photo, prises par Jean-Claude. Celle d’un hippocampe et celle, encore plus incroyable, d’un crabe.

Tout de même dingue, non? 

copyright jean-claude-ringenbach 2024
copyright jean-claude-ringenbach 2024

Revenons à notre pygmée. A force de patience, d’obstination, un jour de chance, enfin, tout y est : la lumière, la position, la netteté. Et les quatre millimètres de notre fascinant petit animal sont enfin dans la boîte!

Victoire!

Dans le registre des tout petits, on retrouve ici tous les nudibranches du monde indo-pacifique. Autant dire que le naturaliste a du boulot.

Rien que pour distinguer ces deux magnifiques Nembrotha Cristata, dont Alain-Pierre Sittler, sur Doris m’apprend qu’elles ont récemment été rangées toutes les deux sous la même appellation. Mais que tout n’est tout de même pas aussi simple.

Plus loin, ce corail vésiculeux qui capte la lumière de façon hypnotique…

… me présente deux espèces de crevettes symbiotiques différentes. La crevette « queue de paon », tout d’abord.

Ici en tandem, photographiée dans un environnement différent.

copyright jean-claude-ringenbach 2024

Avec leurs culs en l’air, elles me font penser aux affreuses demi-soeurs de Cendrillon, dans le dessin animé de Walt Disney.

Je sais. Mes associations libres le sont parfois un peu trop. Libres. Où en étions-nous?

Ah oui. Dans le corail vésiculeux. Lequel héberge, ici, une autre représentante de la même famille des crevettes ancylomenes, magnifiquement délicate, microscopique et farouche, comme faite de verre. 

En voici une autre, logée cette fois par une anémone.

Fascinant.

Chez les tout petits, on recense évidemment une profusion de nudibranches : des phyllis, des doris, des mystères filamenteux, des hypselodoris tryoni, j’en passe et j’en oublie…

copyright jean-claude-ringenbach 2024

Vedette parmi les vedettes chez les nudibranches remarquables, ce « picachu », endémique de l’archipel et dont ma photo hélas n’est pas des plus réussies. Tu en trouveras de plus belles en ligne

Pour finir notre balade à Lilliput, où la quantité et la variété d’êtres vivants me semble illimitée, je te présente ce minuscule rason d’à peine un demi-centimètre, photographié de nuit

Cela étant, et tout comme dans les voyages de Gulliver, on passe parfois des tout-petits aux géants prodigieux, tels ces bénitiers, dont la présence de Maé te permet de mesurer la taille absolument sidérante!

Il y en avait un champ entier et je n’avais jamais vu de coquillages de cette taille. 

Nous avons rencontré ces bénitiers monstrueux lors d’une plongée auprès de l’île d’Arborek, que je t’ai présentée dans l’article général de cette expédition, immersion qui s’est terminée sous le ponton de l’île, dans une ambiance brumeuse très « muck dive ».

Dit autrement, c’est joli mais un peu crade. Proximité de l’île oblige. 

Contrepartie intéressante : c’est bourré de vie! Forcément : il y a de quoi becqueter.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je me remettrai à l’eau sous le ponton à la nuit tombée, pour la seule sortie nocturne du séjour, faisant profiter au passage Maé et Dominique du mode ultra violet de ma lampe, qui nous montre les coraux sous un jour tramadolesque!

Tu te rends compte, à ce stade du récit, de la richesse prodigieuse de ces fonds coralliens.  

Il me reste donc, pour finir, à te présenter un habitant local très cool, qui passe le plus clair de son temps à coincer la bulle sous les rochers, voire, comme ci-dessous, à rester lové dans un corail soucoupe dont il épouse la forme. On dirait un ado dans un canapé par un dimanche de pluie.

C’est le Wobbegong, dit aussi « requin-tapis ». On le reconnaît à sa gueule ornée d’excroissances en forme d’algues.

Comme il est très camouflé, et immobile, on ne le remarque pratiquement pas, sauf si on le cherche. Parfois, c’est en apercevant sa queue enroulée qu’on le devine, ou bien grâce à ses espèces de barbiches.

copyright jean-claude-ringenbach 2024
copyright jean-claude-ringenbach 2024

D’un point de vue scientifique, je suis peut-être complètement à côté de la plaque, mais il me rappelle drôlement son cousin de Lanzarote, le requin-ange.

Revenons à Raja Ampat.

Il y a tout un tas de créatures fantastiques sur lesquelles je ne me suis pas attardé : les comatules semblables à des bouquets de mariées…

… des ascidies toutes fines…

… d’autres comatules encore, si photogéniques…

Mais tu l’auras compris, c’est sans fin. Il faudra revenir, encore et encore.

Pour achever cet article et voir bouger toutes ces merveilles, je te recommande à présent de visionner les films de Vincent et d’Olivier.

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