Je te propose de découvrir ici un itinéraire unique en son genre.
Sommaire
Aux sources du projet
La photo ci-dessus, prise lors de ma traversée de la France en VTT, fait évidemment penser au Jeu des Mille Bornes, et par ricochet, aux nationales touristiques oubliées, auxquelles le génial site de Marc Verney, Sur ma route, rend un hommage très documenté.
Sur ma route
J’étais tombé sur le blog de Marc à l’époque du montage de mon trajet Fontainebleau-Avignon à vélo. Je m’y suis replongé un jour avec plaisir et passée la lecture de quelques articles, j’ai envoyé un petit courriel à l’auteur, pour le remercier d’avoir compilé autant d’informations qui donnent envie de prendre les chemins de traverse, une bonne vieille carte routière sur les genoux.
Marc Verney m’a répondu pour me marquer sa gratitude à son tour et me parler de la Route… buissonnière à laquelle il a consacré un article très complet et dont le nom s’accorde parfaitement avec mes Fantaisies.
En voilà une belle idée.
Quoi de mieux, en effet, pour des Fantaisies buissonnières, que de parcourir cette route du même nom – et du même esprit?
Origine de la Route buissonnière
Outre le topo exhaustif que propose Marc sur cet itinéraire, on apprend sur Wikipédia que « La Route Buissonnière a été conçue en 1955 à l’initiative du directeur d’une entreprise de transports de Corbigny (Nièvre), François Faussillon.«
Sur cet entrepreneur créatif, je n’ai rien trouvé, sinon, une laborieuse Histoire de l’automobile publiée à compte d’auteur par un certain Edmé Faussillon, lequel se présente comme le fils de François Faussillon, garagiste de Corbigny. Le même? Cette trouvaille m’a donné quelques espoirs hélas vite déçus par la lecture du prologue autobiographique, qui n’établit aucun lien avec la Route Buissonnière.
Je suis donc retourné à Wikipédia, pour aller voir du côté du dessinateur du Logo, l’affichiste Charles Loupot, lequel Loupot, à la demande de son copain Faussillon, a imaginé le lapin noir sur fond blanc, bordé d’orange, qu’on voit sur les panneaux de signalisation qui balisent la route.
La Route Buissonnière a eu son petit succès autrefois. Dans les images des moteurs de recherche, j’ai par exemple trouvé ce cendrier publicitaire à sa gloire. Marrant.
J’ai déniché également une carte routière publiée par l’IGN en 1995. Il en restait un seul exemplaire d’occasion – en « bon état » disait l’annonce – que j’ai vite commandé pour peanuts. Quelques petites déchirures aux plis n’empêchent pas d’avoir un aperçu complet du trajet.
L'itinéraire
La Route Buissonnière part de Fontainebleau, donc de chez moi. Ça tombe rudement bien. Cette vieille carte postale illustre en partie ce trajet.
Sur ma carte IGN, le tracé ne passe pas par Auxerre, contrairement à celui de la carte postale, mais on y retrouve pareillement en vignette tous les villages et les sites d’intérêt touristique qui jalonnent le parcours.
Voici ce que dit le texte de présentation qui figure à côté de la légende :
« La Route Buissonnière sillonne une partie de l’île de France, du Gâtinais, chemine en Bourgogne par la Puisaye, la Vallée de l’Yonne, le Morvan, l’Autunois, le Charolais et le Brionnais, et s’aventure dans le Rhône par la Vallée de l’Azergues.
Entre Fontainebleau et Lyon, cet itinéraire historique sur lequel un lapin éveillé, à l’oeil vif, aux oreilles pointées, prêt à bondir, vous charmera et vous guidera parmi ces contrées riches en souvenirs. »
Malgré la syntaxe hasardeuse du deuxième paragraphe, plutôt vendeur, non?
Matériel
Pour ce projet, j’ai acheté un nouveau vélo – mon vieux VTT m’avait un peu malmené sur les 850 kilomètres de pistes empruntées en 2021 – et j’ai donc effectué le trajet en chevauchant un magnifique Panorama de la marque anglaise Ridgeback.
Energie biomécanique, autonomie illimitée.
J’ai toujours mes deux fidèles sacoches Ortlieb, auxquelles j’ai adjoint un sac boudin étanche, de la même marque, qui se fixe à l’ensemble. Plus une sacoche de cadre Zefal pour les petits accessoires : batterie externe, multi-outils, couteau suisse, kleenex, porte-monnaie…
Il a fier allure, non? Délicieusement rétro. Il me rappelle le Motobécane en compagnie duquel j’ai traversé… mon adolescence.
Pour le contenu du chargement, tu peux télécharger ma liste en cliquant sur ce lien.
Réalisation
Je suis parti de Fontainebleau le 13 juillet et je me suis arrêté cinq jours et demi plus tard à Lozanne, à 20 kilomètres de Lyon – la départementale se dédoublant ensuite en deux fois deux voies pour plonger dans l’agglomération lyonnaise.
J’ai suivi scrupuleusement l’itinéraire de la carte, sauf de Clamecy à Corbigny où j’ai délaissé la départementale pour le canal du Nivernais, et j’ai campé systématiquement.
De Fontainebleau à Lozanne, j’ai parcouru 410 kilomètres et monté 2804 mètres de dénivelé positif.
Les étapes
- Fontainebleau – Charny – 80 kms
- Charny- Clamecy – 72 kms
- Clamecy – Moulins-Englibert – 75 kms
- Moulins-Engilbert – Palinges – 73 kms
- Palinges – Lamure sur Azergue – 78 kms
- Lamure – Lozanne – 32 kms
Je te propose ci-dessous le récit des différentes journées passées sur la route buissonnière.
Je ne peux pas télécharger les traces GPX sur ce site mais elles sont disponibles sur simple demande en m’écrivant via le formulaire de contact.








Joli projet… bucolique! L’espoir fait vivre!
Pour l’instant… bon courage!
Merci Hélène!
Bon OK, Stevenson ne figure pas parmi vos 10 ouvrages préférés, mais nul n’est parfait!!!!
Je viens de découvrir votre blog avec plisir et beaucoup d’intérêt, je m’occupe de l’itinéraire Stevenson du conseil de l’europe et de l’association locale RL Stevenson de Barbizon à Grez, nous organisons une semaine à Grez du 16 au 25 septembre ( une expo, une chasse au trésor, un cercle de lecture) peut être pourrions nous faire quelque chose ensemble sur la route buissonnière ou les voyages du le loing… si vous étiez libre à ce moment, ou plus tarrd, on peut peut être en reparler, je vous laisse mon mail, cordialement
Michel legros
Bonsoir,
Merci de votre retour et de votre proposition : pourquoi pas? Stevenson est bien représenté dans ma bibliothèque ;-). Je serai de retour fin août, je vous contacterai à ce moment-là. Bien à vous et bel été!
Patrick
Bonjour Patrick,
Je viens de faire cette Route Buissonnière que j’avais repérée un peu par hasard en 2021 en cherchant une voie cycliste sympa entre Paris et Lyon. Comme vous j’ai acheté d’occasion la vieille carte IGN, planifié le trajet avec 2 amis, et réalisé donc cet itinéraire le WE dernier sur trois jours (150 km par jours en moyenne, entre Fontainebleau et Lyon). On a pris quelques libertés avec l’itinéraire officiel pour éviter deux secteurs trop passants. Le reste de l’itinéraire était top!
Bonjour Jean-Baptiste,
150 kilomètres par jour, belle échappée!
Merci de votre sympathique retour. Si tout va comme prévu, je ferais ce trajet en juillet prochain. Je me permettrais peut-être au printemps si vous en êtes d’accord de vous demander quels secteurs vous avez évités et par où vous êtes passés.
D’ici là, portez-vous bien,
Patrick
Sans problème!
Cher @JBRIOUX,
auriez vous la gentillesse de partager l’itinéraire emprunté ? Nous allons faire la même chose, à trois cyclistes, en trois jours, dans deux semaines.
Amicalement,
JS
Désolé, je vois votre réponse trop tard pour vous aider…
salut a tous, nous prevoyons le parcours fin juillet. Avez vous yne trace gps complete? merci
Bonsoir Michel,
Mon article faisait part d’un projet, que je compte moi aussi réaliser en juillet prochain. Je n’ai donc pas de trace. En revanche, je crois que Jean-Baptiste avait peut-être quelque chose.
Bonne soirée!
Patrick
C est génial, comme d hab !
Merci François! 🙏